Sortie des bénévoles au centre d’enfouissement de Roussas

La COVED  est le 3ème acteur en France dans le domaine des déchets après Véolia et Suez.

Ici, n’arrive pas la collecte sélective, uniquement les ordures ménagères et la benne des encombrants des déchetteries du secteur du SYPP (syndicat des portes de Provence pour le traitement des déchets) et du SIDOM (Ardèche). A Donzère se trouve également un centre d’enfouissement sous contrat privé, ici il s’agit de contrats liés aux collectivités.

100 000 tonnes d’ordures ménagères arrivent chaque année, sur un territoire de 200 000 habitants , cela représente 500 kg par an et par personne. Le camion est pesé à l’arrivée.

Les déchets dangereux ne sont pas acceptés.

Déchargement du camion               Voici l’arrivage d’une « petite journée »

 

Puis, les déchets sont mis en balles, un peu comme des bottes de foin. C’est le seul centre d’enfouissement avec celui de Bézier qui a cette pratique, utile en zone venteuse pour être ouvert toute l’année, même en cas de mistral.

départ pour la mise en balle             zone de mise en balle

Roussas 2 (4-5 hectares, sur 80 mètres de haut) est en activité depuis 2006 et reçoit 100 000 tonnes annuelles d’ordures ménagères. En 2021, l’immense trou sera plein. Et après ?

Roussas 3 verra le jour mais il faudra réduire l’enfouissement de 25000 tonnes annuelles.

Les engins compresseurs font 5 mètres de long et 3 mètres de haut, ils pèsent 50 tonnes.

La facture en essence pour le site s’élève à 10 000 euros par mois …

 

On retrouve souvent des intrus dans ce gros tas d’ordures, des déchets qui auraient pu trouver leur place au recyclage : du plastique, du carton, etc.

 

 

Une jolie montagne nous surplombe : Roussas 1 : Sous cette montagne, des déchets enfouis entre 1988 et 2006. Sur ces déchets, de la terre et des arbres ont été plantés. Des couches d’étanchéité ont été prévus en dessous et au dessus de ce tas de 80 mètres de haut.

La zone sera suivie pendant une trentaine d’années.

Sur certains anciens centre d’enfouissement, il se construit des parcours de golf, de santé, mais pas de lotissements !

 

 

 

Ce charmant assortiment de poubelles, produit du lixiviat (le jus!) et du méthane (gaz).

Ceux-ci sont surtout présents au début, le tas se tasse assez rapidement, puis de moins en moins.

Les lixiviats sont chargés en polluant, il n’y a pas de rejet en milieu naturel. Ils sont concentrés sur place et le concentra est traité sur un autre site, par incinérateur où les déchets dangereux sont acceptés. Le reste part en station d’épuration (6000 m3 par an)

1000 m3 de lexivia = 40 m3 de concentra.

On y retrouve du plomb, du mercure, en faible quantité. C’est dû à un problème de tri en amont avec les piles par exemple.

Les sols sont analysés pour vérifier qu’il n’y ait pas de lixiviat résiduel, en dessous des couches de protection.

Ici aussi la pluie manque, pour humidifier les déchets.

Les lixiviats peuvent donc être réinjectés en cas de manque d’eau, ils participent à la méthagénese : décomposition du déchet.

Un système de drain récupère le biogaz produit par les déchets.

Acheminé vers des turbines, le gaz produit de l’électricité (3500 megawatt revendu à EDF par an et une autoconsommation est gardée pour les auxiliaires des moteurs).

 

Il y a un centre de tri pour les déchets professionnels : plastique, cartons, ferraille, bois. Ce qui représente 7000 tonnes par an.

Pour les professionnels : la Chine reprenait les balles de plastiques à 80€ la tonne mais elle commence à fermer ses frontières et n’offre plus que 4€ la tonne.

 

 

Voilà,on a aussi appris que :

Les départs de feu sont très surveillés. Ils peuvent être dû à une fusée de détresse maritime sur laquelle on roule, les matelas brûlent facilement, ou le verre par effet de loupe avec les rayons du soleil.

Avec l’enfouissement, la pollution est localisée, ce qui n’est pas le cas des incinérateurs qui eux ont peu d’impacts sur le foncier.

La crise a fait baissé les déchets des entreprises mais pas ceux des habitants.

Des caractérisations (on fouille pour voir si le tri est bien respecté) sont faites de temps en temps sur les encombrants des déchetteries pour améliorer le tri.

Il y a un projet de mettre des abeilles qui sont un bon indicateur de pollution…

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